La foi se vit dans l'obscurité ici-bas

SOMMAIRE

- Les égarements de la foi catholique

- Le Christ n'appartient pas à l'Église

- Les vérités dites de foi catholique

- L'homme considéré comme un être déchu

- La foi se vit dans l'obscurité ici-bas

- Maintenir les fidèles dans l'obéissance de la foi

Extraits du livre :

Les Vérités illusoires de l'Église

-Développement personnel et évolution

- Composition occulte du corps humain

- l'âme, moteur de l'évolution

- L'élargissement du champ de conscience par l'initiation

- Contrôle des pensées et des émotions

Extraits du livre :

Connais-toi toi-même

 

 

Le dogme de l'infaillibilité pontificale n'échappe pas à la règle de l'analogie de la foi. Si le pape est le chef suprême de l'Église catholique, qui aurait été fondée par le Christ lui-même, n'est-il pas logique qu'il soit également infaillible, comme le Christ, car sinon comment concevoir qu'il puisse être son représentant sur terre ? Il faut savoir que le pape prétend parler et agir au nom de Dieu, au nom du Christ dont il serait le vicaire (le second) ici-bas. Ce dogme est la vérité de foi la plus imbécile du catholicisme.

Dans la réalité, l'Église catholique est faillible - y compris le pape qui la dirige - comme toute institution humaine. Elle se trompe, et s'est toujours trompée à peu près sur tout, bien qu'elle claironne urbi et orbi qu'elle est "maîtresse de vérité". Quoiqu'elle mette en avant l'harmonie qui existerait entre ses vérités de foi, on s'aperçoit, en l'analysant, que son discours est incohérent, contradictoire. Le catholicisme nous dira, par exemple, que "la foi se vit dans l'obscurité ici-bas", puis curieusement, sans même se soucier du critère analogique, que "c'est la foi qui éclaire la raison". La foi serait donc lumineuse, puisqu'elle "éclaire", mais ne pourrait se vivre dans la clarté ! Ou encore, l'Église serait le "Corps mystique du Christ" (ce qui suppose la présence spirituelle permanente de celui-ci en son sein), mais en même temps "elle se sait en exil loin du Seigneur". Ce qui veut dire que, tout en vivant en union intime avec le Christ, elle se sentirait coupée de lui et exilée ! Pour ajouter encore à la confusion, cette même Église, qui est "indéfectiblement sainte", serait "seulement appelée à la sainteté", nous dit-on. Elle jouit donc d'une sainteté sans faille, mais curieusement elle n'est pas encore sainte. On retrouve ce type de raisonnement, jouant sur le paradoxe, dans les deux affirmations suivantes : "L'Église est sainte" et "L'Église renferme des pécheurs dans son propre sein". Elle est donc à la fois sainte et pécheresse, comme elle est d'ailleurs "une" et "divisée", selon les termes mêmes du Catéchisme catholique. Et que dire de cette déclaration conciliaire (Vatican II), selon laquelle "le dessein salvifique embrasse aussi tous ceux qui reconnaissent le Créateur", mais que "ne pourraient être sauvés les hommes qui, tout en n'ignorant pas que Dieu a fondé, par Jésus-Christ, l'Église catholique comme nécessaire, ne voudraient cependant pas y entrer ou y persévérer" ? D'un côté, le Magistère romain reconnaît que le salut peut exister en dehors de l'Église, de l'autre il affirme que celle-ci est nécessaire au salut et que ceux qui n'en font pas partie ne seront pas sauvés. Comprenne qui pourra !

 

 

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