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Ce sont les dogmes de l'Église, fondés sur une soi-disant pureté de la foi, qui sont plus spécialement visés dans ce livre, même si la première partie de mon étude est consacrée à montrer le caractère erroné et tendancieux de la plupart des interprétations faites par l'Église catholique des Écritures sacrées (Ancien et Nouveau Testaments). De toute manière, la théologie dogmatique s'inspire largement des Écritures, et doit tenir compte des interprétations officielles qu'en donne la hiérarchie catholique. De la doctrine sur la création au dogme de l'infaillibilité pontificale, en passant par celui de la Rédemption, l'Église a promulgué tout un ensemble de "vérités", dites de foi catholique, dont il est facile de démontrer l'inconsistance, l'incohérence et l'inexactitude.
L'Église prétend que Dieu n'a pas créé le monde à partir de sa propre substance. Il est démontré au contraire que Dieu n'a pu que se projeter dans la matière, que la création ne pouvait naître autrement que de sa propre substance, et que par conséquent la première incarnation divine fut celle du Créateur lui-même. Elle remonte donc à l'origine du monde et non au Christ, venu en Palestine, il y a deux mille ans. On ne peut pas non plus être d'accord avec l'Église, quand elle décrète que seul le Christ possède la nature divine. Celui-ci a pourtant déclaré : "Vous êtes des dieux." En tout cas, des dieux en puissance. Dans la réalité, ce qui nous différencie du Christ, c'est que nous n'avons pas encore manifesté notre nature divine. Cela viendra un jour, lorsque nous atteindrons la perfection, et que nous serons vraiment devenus des dieux (des Maîtres) : "Vous ferez les choses que j'ai faites ; vous en ferez même de plus grandes" (Jn. 14:12). Il faut préciser que le Christ ne peut être identifié au Dieu Tout-Puissant. Il n'est pas l'égal du Père (il le dit lui-même). Il n'est pas non plus un Dieu-fait-homme, mais un homme devenu dieu. Chacun de nous est appelé à en devenir un, le moment venu. Probablement, dans un avenir très lointain.
L'homme a donc déjà à la naissance une double nature, humaine et divine. Cette dernière ne pouvant se développer qu'au bout d'un long parcours évolutionnaire. La doctrine du péché originel est la négation même de l'existence de cette nature supérieure. La religion romaine fait du péché originel la cause du mal. Ce péché, d'après elle, explique la condition de déchéance de l'homme. Tout cela à cause de nos premiers parents, Adam et Eve, qui auraient désobéi à Dieu, tentés par le démon. Le péché originel est une pure invention de l'Église. Il est faux de dire que l'homme est né avec une nature déchue. Au contraire, il est venu au monde avec une valeur innée.
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