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L'Église a toujours prétendu qu'elle était choisie par le Christ pour transmettre aux fidèles la foi authentique ; que sans sa médiation il n'y avait pas de vie spirituelle possible, pas de relation à Dieu, et donc pas de salut ! Elle a voulu nous faire croire que c'était elle qui "donnait" le Christ à l'humanité. Tout cela est faux ! Le Christ n'appartient pas à l'Église. Il n'appartient à aucun groupe religieux. Il est inexact de prétendre, comme le fait la hiérarchie catholique romaine, que "Là où est le Christ, là est l'Église catholique". On est en pleine imposture ! Il faut savoir que l'homme a la capacité de communiquer avec la divinité sans la médiation de l'Église. Nous sommes le temple de l'Esprit, comme disait saint Paul lui-même, et nous pouvons "recevoir" le Christ, sans intermédiaire, puisque la divinité est immanente en nous. Une des grandes ruses des religions de salut a été de dresser un écran entre la divinité et l'homme, la communication ne pouvant s'établir que par l'entremise d'un ministre "sacré". C'est ainsi que l'Église catholique est devenue instrument de pouvoir.

La Cène, de Léonard de Vinci. Pour être disciple ou apôtre du Christ, on n'a pas besoin d'appartenir à l'Église.
Pour justifier son pouvoir, crédibiliser son autorité, l'institution catholique a dû créer tout un corpus doctrinal, au caractère rigide, et surtout "irrévocable", pour employer un terme qui lui est cher. Tout fidèle doit adhérer aux "vérités" dogmatiques édictées par l'Église, et cela "dans l'obéissance de la foi". Ces vérités doivent toujours emporter l'adhésion des fidèles, et ne peuvent être discutées, car elles sont considérées comme transmises par Dieu et font partie de la Révélation, au même titre que les paroles prononcées par le Christ. Ceux qui ont osé les remettre en question ont pu être, selon les époques, bannis, excommuniés, anathématisés, maudits ou plus tragiquement condamnés à être brûlés sur le bûcher, pendant l'Inquisition, au Moyen Âge. Ces individus, l'Église les appelle ou les appelait les hérétiques. Aujourd'hui, sous le nom de mouvement sectaire, de secte, l'hérésie reste néanmoins toujours désignée à la vindicte publique par les autorités catholiques. En choisissant délibérément de ne pas - ou de ne plus - suivre la pensée unique, les hérétiques ou "sectaires" mettraient en péril cette "pureté de la foi", que défend l'orthodoxie catholique, au nom d'un intégrisme qui ne veut pas dire son nom. Les intégristes ne sont pas toujours ceux que l'on croit ! Cela dit, il existe bien des sectes dangereuses. Mais on ne peut pas traiter de sectes tous les mouvements de pensée ou les courants philosophiques ou ésotériques qui se dressent contre l'obscurantisme dogmatique catholique !
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